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Le lac fascine. Nonchalant ici, plus vif là-bas, imposant toujours, il s’impose et s’étend, et s’étale comme une rumeur. Seulement voilà. Un jour haut, un jour bas, il déroute, ce lac de Villefranche-de-Panat, et il fait bougrement jaser. Et en cette saison ce n’est pas l’évaporation qui le mine. Alors c’est quoi ? C’est quoi tous ces revirements, toutes ces grandes marées et ces petits coefficients, façon Bretagne, mais sans les mouettes, ni les crêpes et les Bigoudènes. Un responsable d’EDF a été interrogé sur ces eaux et leurs bas, et leurs versatilités. Le lac de Villefranche-de-Panat reçoit une partie des eaux du lac de Pareloup et de la rivière Alrance. Et il renvoie ces eaux au lac de Saint-Amans, par des galeries de 3,4 mètres de diamètre, longues de 5 kilomètres. Ce chassé-croisé passe par des turbines qui alimentent, nuit et jour, les ampoules et les télévisions. Ou les grille-pain ! Ces réserves d’eau communicantes représentent un stock d’énergie qui peut être utilisé au moment où les consommateurs en ont le plus besoin, en France et en Europe. Et c’est maintenant que nous en avons besoin. Voilà l’explication. Car il fait froid, bien froid. D’où le faible niveau actuel du lac de Pareloup et l’incessant jeu de yo-yo auquel se livre le lac en cet hiver turbulent. C’est un peu comme dans la vie, il faut en prendre et en laisser. Aujourd’hui, le lac de Villefranche-de-Panat est donc à nouveau plein, et bien plein. Mais demain…

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