La source de cet article se trouve sur ce site

Ce n’est certainement pas la fin de séjour dont ils rêvaient. Les passagers d’un vol reliant Djerba, en Tunisie, à Bruxelles ont dû patienter pendant quarante-trois heures avant de pouvoir rentrer chez eux, raconte La Voix du Nord. L’incompréhension a régné pendant près de deux jours à l’aéroport de Djerba samedi 23 février. 110 voyageurs se sont présentés pour embarquer dans un avion de la compagnie Tunisair qui devait décoller en début d’après-midi. La première mauvaise nouvelle est arrivée rapidement : un premier retard est annoncé au moment où les passagers s’apprêtent à rejoindre l’appareil.

Manque de communication

« Notre avion devait décoller à 14 h 45. À la porte de l’embarquement, on annonce que l’avion a du retard. Des techniciens interviennent sur l’avion. Un deuxième avion est finalement affrété, dans lequel nous embarquons, mais le pilote refuse de décoller pour cause de perturbations », raconte Benoît, habitant de Wattignies en Belgique, à La Voix du Nord. La compagnie aérienne reste floue sur les raisons de l’annulation et les passagers sont contraints de refaire le chemin inverse : passage par la douane, récupération des bagages et retour en bus. Les voyageurs sont conduits dans un hôtel spécialement ouvert pour les accueillir.

Retour à la case départ le lendemain

Le lendemain, après une nuit passée dans le froid et un très léger repas, les occupants sont de nouveau accompagnés à l’aéroport. La suite est encore plus surréaliste. L’incompréhension de la veille tourne à la blague. Alors que des avions continuent de décoller de l’aéroport malgré les intempéries, l’appareil affrété par Tunisair reste cloué sur le tarmac. « Des Airbus décollent, mais le nôtre, non. C’est un Boeing et il y a trop de vent pour les Boeing », témoigne encore Benoît au quotidien régional.

Lire aussi Compiègne : un Rafale provoque la panique en franchissant le mur du son

C’en est trop pour les passagers du vol, qui prennent les choses en main. Certains se saisissent d’un micro pour lancer un appel et obtenir enfin des explications claires sur la raison pour laquelle ils sont encore à Djerba. La tension monte et aucun repas n’a encore été servi depuis le matin. La salle d’embarquement devient une zone de non-droit où les employés de Tunisair se refusent à venir donner des informations de peur d’être pris à partie. Finalement, un représentant de la compagnie prend la parole, mais cela ne suffit pas à calmer les passagers.

Décollage finalement le lundi

Les voyageurs en attente depuis samedi sont finalement dirigés vers un nouvel hôtel sans obtenir la moindre raison de la part de la compagnie aérienne. Une autre témoin raconte qu’un passager tunisien a pris le micro pour s’excuser au nom de son pays. Après une nuit probablement agitée, ils sont finalement réveillés à 5 h 30 pour être informés qu’un vol est enfin programmé. Les voyageurs ne décolleront que près de 43 heures plus tard, à 15 h 30, après une attente interminable et toujours inexpliquée.

Lire aussi Il réserve six vols pour fêter Noël avec sa fille hôtesse de l’air

Une situation similaire s’est déroulée à Nantes, où un avion de la même compagnie, qui devait décoller en direction de Djerba, n’était toujours pas arrivé lundi soir, révèle Ouest-France. Une cinquantaine de passagers sont ainsi restés bloqués depuis dimanche. La compagnie aérienne a d’abord parlé d’un problème technique, avant d’évoquer la même tempête qui a affecté les voyageurs qui devaient rejoindre Bruxelles. Les voyageurs ont dû dormir sur place, dans une salle où des matelas ont été installés.

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here