La source de cet article se trouve sur ce site

Le premier jeu de simulation économique s’est tenu à Toulouse lundi soir. 140 joueurs ont voulu «changer le monde» en échangeant avec les leaders mondiaux.

Les leaders du monde entier étaient réunis lundi soir, à l’hôtel de région pour échanger et nouer des partenariats. Davoïkos, jeu de rôle grandeur nature organisé par la fondation Oïkos a permis à 140 participants de se glisser dans la peau des grands de ce monde, sur le modèle du forum de Davos. Objectif de cette soirée inédite, première du genre en France : passer un moment convivial, tout en s’interrogeant sur les enjeux géopolitiques et économiques actuels. Les participants, aux profils très variés sont venus peaufiner leurs connaissances, tout en s’amusant. «Mélanger les sujets sérieux en les rendant ludiques, c’était osé !» souligne Muriel, membre de la délégation russe, qui dans le monde réel est chargée de communication pour des PME. «Je suis venu en me disant que cela me permettrait d’obtenir des connaissances sur le management», mentionne pour sa part Anthony, jeune graphiste.

Chaque délégation devait atteindre des objectifs précis. Les explications et conseils de Laurent Boniface, maître du jeu, qui dans la vraie vie est directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques, étaient là pour aiguiller les participants. Au final, les pays participants sont restés fidèles à ce que l’on attendait d’eux : les États-Unis ont fait part d’intransigeance et d’arrogance, les Russes ont manifesté un désir hégémonique, l’Europe s’est montrée indécise, la Chine a joué un double jeu en se rapprochant des ONG, mais quoi qu’il en soit, tous ont dû faire des compromis, faire preuve de persuasion et déployé un panel d’astuces pour arriver à leurs fins.

«Des gens très divers qui ne se connaissaient pas ont échangé et se sont amusés, ça c’est formidable. Ce qui s’est passé ce soir est fondateur de relations nouvelles», a résumé Pascal Boniface. Nombreux sont les membres des délégations, conquis par le jeu et leurs collègues d’un soir, qui ont exprimé le souhait de rester en contact. Objectif réussi donc, puisque la fondation souhaitait développer des réflexions tout au long de l’année avec les participants de ce «serious game».


La fondation

La Fondation Oïkos tente de développer les bonnes pratiques des entreprises par le biais d’ateliers hebdomadaires gratuits et de formations. Elle soutient également l’association Point Virgule qui installe des boîtes à livres dans les entreprises, et propose le programme «Graine d’entrepreneurs», destiné aux lycéens pour favoriser les projets entrepreneuriaux prenant en compte leur impact sur l’environnement. Elle souhaiterait que Davoïkos devienne une rencontre annuelle.

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here