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La drogue c’est nul n’en prenez pas. Mais par contre, les effets de la drogue, c’est intéressant lisez ce top. Ceci n’est pas une injonction contradictoire, je répète, ceci n’est PAS une injonction contradictoire. Mais n’en prenez pas, en vrai c’est nul. Mais lisez ce top, en vrai il est bien.

1. Quelle est la drogue la plus addictive ?

D’après une équipe de chercheurs anglais qui a pris en compte un certain nombre de paramètres en lien avec l’addiction physique et psychique, c’est l’héroïne qui est considérée comme la drogue la plus addictive avec un score général de 2,5/3. La prise d’héroïne augmente le niveau de dopamine du cerveau de 200%, ce qui explique ce petit goût de reviens-y. A noter que l’alcool talonne l’héroïne avec un score de 2,3/3.

2. C’est vrai qu’on peut rester perché à vie avec une prise ?

En fait non. Mais c’est compliqué. Il existe vraiment des personnes qui restent perchées toute leur vie après une prise de LSD, de MDMA ou d’ecstasy, mais ce qu’il faut comprendre c’est que ce n’est pas à cause de la drogue : la drogue a été le déclencheur d’une pathologie (souvent une psychose type schizophrénie) qui était latente et se serait développée à un moment ou à un autre devant un stimuli de stress. Bref, a priori, ce n’est qu’accélérer la procédure.

3. Qu’est-ce qui définit une drogue, exactement ?

D’après drogue-info-service, on appelle drogue : « toute substance qui modifie la manière de percevoir les choses, de ressentir les émotions, de penser et de se comporter. Les dangers liés à l’usage varient selon les substances, les individus, les façons de consommer, les quantités, etc. » Du coup, le tabac est une drogue, l’alcool est une drogue, le café peut être considéré comme une drogue et d’une certaine manière le doliprane aussi. La question de la légalité est donc séparée de celle du statut de drogue.

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4. Y’a-t-il un pays où elles sont toutes légales ?

Non. Mais il y a un pays où elles sont toutes décriminalisées. Au Portugal, il est légal depuis 2001 de posséder à peu près toutes les drogues du monde pour son usage personnel, soit 25 grammes d’herbe, 5 grammes de haschisch, 500 microgrammes de LSD, 1 gramme de MDMA, 2 grammes de coke, 1 grammes d’héroïne, 2 grammes de morphine, 1 gramme de méthadone, 10 grammes d’opium, 1 gramme d’amphètes… Et ce qui est marrant, c’est que l’usage de la drogue a baissé dans le pays depuis cette date (en plus de la propagation du VIH).

5. A partir de quand on a commencé à se dire qu’il fallait les interdire ?

Assez tôt si on considère les drogues dans leur ensemble. La loi islamique prohibait l’alcool dès le VII° siècle. Dans l’Europe chrétienne, dès 1484, le pape avait interdit l’usage de cannabis.

Aux Etats-Unis, c’est la coke qui a, la première, inquiété les autorités : en 1906, une première loi visait à contrôler sa vente. Les instances internationales ont quant à elles commencé à s’inquiéter du problème dès 1912, mais la pierre fondatrice de la lutte contre la drogue date de des années 1960. Ce qu’il faut voir, c’est que la décolonisation a joué un rôle là-dedans : auparavant, les pays occidentaux tiraient leur beurre de la vente de drogues cultivées dans leurs colonies ; une fois celles-ci indépendantes, ils n’avaient plus rien à y gagner.

6. Est-ce qu’une drogue est forcément mauvaise pour la santé ?

Non, puisque tous les médicaments sont des drogues en réalité et que l’efficacité du cannabis thérapeutique a déjà été prouvée à maintes reprises et dans maintes études.

7. Ça fait quoi concrètement sur le cerveau ?

Et bah ça dépend de la drogue. L’héroïne augmente de ouf la quantité de dopamine dans le cerveau. La MDMA, elle, bloque la sérotonine, qui est le neurotransmetteur responsable de la faim, des douleurs et des mouvements d’humeur : dès lors, la sensation de descente est normale, puisqu’en plus de tout ça, une carence en sérotonine est un signe très clair de dépression. Le THC du cannabis, lui, dit coucou à plein de neurones qui codent la motivation et les inhive, toute en stimulant la présence de dopamine. La cocaïne augmente la présence de dopamine dans le cerveau en empêchant sa recapture par les neurones qui en émet.

Pour le LSD, c’est différent : auparavant, on ne savait pas vraiment ce que la drogue produisait sur le cerveau, mais l’imagerie cérébrale a permis de comprendre que le LSD stimule TOUTES les parties du cerveau et non pas seulement celles liées à la parole et aux sens ; d’une certaine manière, le cerveau interagit intégralement à la drogue et se réunifie. Par ailleurs, la seule sphère qui semble au contraire inhibée par la drogue est celle commandant la conscience de soi.

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8. Que se passe-t-il si on mélange plein de drogues ?

Et bah alors là mon vieux… On sait pas. Ca dépend ce que tu mélanges, qui tu es et si tu as du bol. C’est la grande roulette. Entre les drogues qui libèrent de la dopamine, celles qui capturent la sérotonine, celles qui réveillent, celles qui endorment, plus l’alcool… Sans compter qu’on ne sait pas toujours ce qu’il y a dans ce qu’on consomme. En tous les cas, tous les experts s’accordent à dire qu’il ne faut JAMAIS corriger l’action d’une drogue par une autre : si on prend un stimulant et un relaxant en même temps, ça ne va pas nous équilibrer, mais juste tout faire disjoncter (potentiellement).

9. Pourquoi certaines drogues donnent-elles faim et pas d’autres ?

Bah parce qu’elles n’agissent pas sur le cerveau de la même manière. Le cannabis a tendance à te donner la dalle car il surstimule la sérotonine qui est responsable du contrôle de la faim, alors que la MDMA, qui au contraire l’inhibe, tend à couper l’appétit. Bref, la question du kebab ne se pose pas toujours.

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10. Avec quoi sont coupé les drogues dures le plus souvent ?

Le haschisch est souvent coupé avec d’autres herbes type gazon réduites en poudre, mais la plupart du temps il comporte surtout des tiges ou d’autres trucs du genre qui n’ont que peu d’effets psychotropes. L’ecstasy, elle, contient parfois des produits dangereux, mais en faible quantité ; la plupart du temps, la MDMA est associée à des amphétamines dans la pilule de speed. Quant à la MDMA en poudre, elle est bien souvent diluée à l’aspirine avec de l’aspirine ou de la caféine. La coke que l’on trouve est de très mauvaise qualité : elle ne contient généralement que 10% de coke, le reste étant constitué d’additifs chimiques pas forcément dangereux, comme la caféine ou le paracétamol, voire du sucre.

N’en prenez pas, c’est nul.

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