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De New York à Moscou, de Toulouse à Paris, le sculpteur d’origine limouxine, James Colomina, impose sa patte et son originalité artistique au travers de petits bonshommes de celluloïd rouge. Sur les toits d’une grande rue, à la fenêtre d’un balcon public, ses œuvres contemporaines investissent le paysage urbain. L’artiste revendique son regard sur le monde avec son gigantisme toujours croissant et sa course effrénée contre le temps.

Depuis la nuit des temps les artistes empreints de liberté ont puisé une certaine source d’inspiration dans l’actualité de leurs époques. James Colomina ne pouvait pas être insensible au mouvement contestataire d’aujourd’hui. Sans armes ni violences, il a, dernièrement, installé dans la capitale son enfant manifestant devant les forces de l’ordre. En direction des Corps constitués, ce Petit Prince du XXIe siècle lance son cœur au moyen d’une fronde. L’artiste exprime au demeurant le besoin d’un futur meilleur, le besoin aussi de croire à un avenir fait d’ambitions et de projets. L’image est éloquente, elle a joué pleinement son rôle, de nombreux médias nationaux ont relaté cette contestation artistique.

James Colomina développe désormais son originalité créatrice dans de nombreux lieux de la planète. De surcroît, cet adepte du street art acquiert une notoriété croissante. Bénéficiant d’un théâtre d’exposition à ciel ouvert au centre des grandes cités, ses statues d’un rouge sang sont de plus en plus présentes. La dernière en date s’est installée sous le pont Mirabeau à Paris. Observateur imperturbable, l’enfant au bonnet fixe son regard au milieu de la Seine. Symbolisant les laissés-pour-compte, l’artiste provoque volontairement un choc de culture. Le faste d’une architecture de la fin du XIXe siècle qui tranche notablement avec les fêlures actuelles d’un frêle personnage de celluloïd. Un observateur des temps modernes, attentiste mais pas résigné, qui bouscule certains idéaux exprimés par ces monuments ancestraux.

Résolument tourné vers une créativité du moment, James Colomina adapte sa vision du monde dans un mouvement perpétuel.

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