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La Corée du Nord a elle aussi droit à ses guides touristiques. Pour découvrir le pays le plus fermé du monde, il est indispensable de passer par une agence de voyages nord-coréenne, mais un célèbre guide français se lance dans l’aventure, rapporte France Inter. Le Petit Futé sort un ouvrage sur la Corée du Nord, après Lonely Planet, qui comprend une partie sur la dictature nord-coréenne dans son guide sur la Corée. Pourtant, le pays est très loin d’être une destination populaire et facilement atteignable. Un risque pour Le Petit Futé  ? Pas forcément, selon la radio, qui affirme que le guide peut aussi servir d’ouvrage sur le pays pour les moins aventureux qui souhaitent rester chez eux.

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L’ouvrage a été tiré à 4 000 exemplaires en français. Pas sûr qu’il y ait autant de francophones qui se rendent en Corée du Nord, mais ce n’est pas un problème pour le cofondateur du Petit Futé, Dominique Auzias : « On s’aperçoit, depuis plusieurs années, que des guides sur des pays fermés ne sont pas achetés que par des gens qui vont se rendre dans le pays. » « On a fait un guide sur la Sibérie il y a plus d’une vingtaine d’années, beaucoup de gens qui avaient lu Michel Strogoff voulaient savoir comment c’était. Ou alors, concernant notre guide sur l’Afghanistan, ceux qui avaient lu Les Cavaliers de Joseph Kessel ou qui avaient des membres de leur famille dans une ONG ou dans l’armée en partance pour le pays voulaient savoir ce qu’on mangeait dans ces pays ou quelle était leur histoire », se souvient Dominique Auzias.

Parades militaires et histoire du pays

Au fil de ses 200 pages, Le Petit Futé recense tout juste 16 hôtels et 13 restaurants pour l’ensemble du pays, bien loin des centaines de références qu’on peut y trouver habituellement. Selon France Inter, le guide se concentre principalement sur les différents monuments dédiés à Kim Jong-un, les parades militaires des jours fériés et, en général, sur l’histoire du pays, qui a fêté ses 70 ans en 2018. Les possibilités de visites en Corée du Nord sont très limitées et de son côté, le Quai d’Orsay déconseille toujours fortement de se rendre dans ce pays avec lequel elle n’a aucune relation diplomatique.

Le ministère des Affaires étrangères rappelle que le tourisme individuel « n’est généralement pas admis » et que « les chambres d’hôtel, les téléphones et les télécopieurs sont surveillés ». Une absence de liberté résumée par Dominique Auzias lui-même, cité par France Inter : « Quand j’ai effectué mon séjour en Corée du Nord il y a dix ans, j’ai eu deux moments de bonheur : le premier, c’est quand je suis arrivé dans le pays (…) et le deuxième moment de bonheur, c’est quand, après quinze jours, j’en suis reparti, tellement il me tardait de quitter ce pays. » Toujours tenté  ?

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