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Ce n’est pas le premier lapsus d’Édouard Philippe, mais c’est sans doute le plus maladroit. Le Premier ministre, venu signer un contrat d’avenir au siège de la région Pays de la Loire à Nantes, a provoqué les rires de l’assemblée lorsqu’il a tenu à remercier « la présidente du conseil régional de Bretagne », au lieu de la présidente du conseil régional des Pays de la Loire. Or, si Nantes fait bien partie de la Bretagne dite historique (constituée de cinq et non de quatre départements), la Loire-Atlantique (44) en est détachée depuis un décret du 30 juin 1941 et fait, aujourd’hui encore, partie de la région Pays de la Loire. Une bourde qui n’est pas passée inaperçue, tandis que le chef du gouvernement poursuivait son discours.

Silence et rires gênés dans la salle

Quelques secondes après le lapsus, Édouard Philippe interroge la salle hilare : « J’ai dit quoi ? » Quelqu’un semble alors lui souffler la réponse. Il tente ensuite de rattraper le coup, un brin gêné. « Ça commence bien… Je n’ai pas fait exprès. Allez, mettez ça sur le compte de l’émotion  ! » poursuit le Premier ministre, sourire en coin, avant d’ajouter : « Il se trouve que la semaine a été un peu longue et un peu intense. » Impossible de contredire le chef du gouvernement sur ce point, lui qui a en effet connu une semaine chargée entre l’affaire Benalla, la démission de la cheffe de sécurité de son cabinet et les tensions avec l’Italie.

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Mais ce moment d’égarement n’est pas anodin. La question de la réintégration du département de la Loire-Atlantique à la région Bretagne est d’une actualité brûlante. Une pétition réclamant l’organisation d’un référendum sur le rattachement du département à la Bretagne a récemment recueilli plus de 100 000 signatures. Un nombre non négligeable puisqu’il représente environ 10 % du corps électoral du département de Loire-Atlantique. Mais, sans organiser de vote auprès de l’ensemble de la population du département, le conseil départemental s’est prononcé contre en décembre dernier, son président bottant en touche en renvoyant le sujet à l’initiative de l’Élysée…

Habitué des lapsus

Lors du lancement officiel du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023, le Premier ministre s’était déjà fait remarquer lorsqu’il avait pris la parole devant les acteurs du rugby internationaux et français. « Et parce que la France est une nation qui veut continuer à sucer… », avait-il déclaré, avant de stopper net son discours. Il reprend alors sa phrase : « La France est une nation qui veut continuer à susciter de grands champions. » Conscient que le lapsus n’était pas passé sans encombre, le Premier ministre avait tenu à désamorcer quelque peu ses propos avec une boutade : «  On me dit que les amateurs de rugby ont parfois l’esprit mal placé, je ne peux pas le croire… » Cette fois-ci, pas sûr que cette erreur fasse autant rire en Pays de la Loire qu’en Bretagne…

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