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Ce jeudi matin juste avant 8 h, sur la départementale 622, à l’entrée de Lacaune (Tarn) en venant de Brassac, cinq voitures ont fait des embardées plus ou moins graves au même endroit, à 50 m l’une de l’autre.

Gelée depuis la veille, cette portion de route est très accidentogène : elle ne dégèle pas facilement car elle reste à l’ombre. Et comme une fine bruine s’est alors mise à tomber, la chaussée s’est transformée en une vraie patinoire. Les conducteurs, qui pour la plupart, venaient travailler sur Lacaune, ont perdu le contrôle de leur véhicule. Si deux voitures ont pris le fossé du haut et ont pu repartir malgré quelques tôles froissées, deux autres, une Corsa et une Golf ont fini dans le fossé en dessous et ont dû être prises en charge par la dépanneuse du garage Rouquette.

La cinquième, la plus touchée, sera une Clio qui, après une embardée, a dévalé 4 ou 5 mètres en bas du ravin. Sa chute a été ralentie par des noisetiers tant et si bien qu’on n’a relevé aucun blessé dans celle-ci ni dans les autres d’ailleurs.

La dépanneuse a rapidement dégagé les deux véhicules bordant la chaussée tandis que les gendarmes de Lacaune et le policier municipal lacaunais régulaient la circulation. La dernière auto a été évacuée avant midi.

Une portion de route à problème

Cette portion de route longue de 400 mètres pose un véritable problème de longue date. Les services techniques du conseil départemental du Tarn y ont expérimenté un système chauffant placé en novembre 2016 par une entreprise italienne pour un montant de 150 000 € sans compter la construction d’un mur pour protéger un coffret électrique.

L’hiver 2017, La Dépêche avait déjà évoqué un mauvais fonctionnement du dispositif qui dégèle la partie des bandes surmontant les résistances électriques mais qui regèle entre les deux. Dominique Gut, directeur des routes au département, a expliqué que le système était bien branché mais en cours de tests qui se font depuis Albi. « Nous essayons, dit-il, grâce à des capteurs et des caméras d’améliorer le fonctionnement mais cela prend du temps pour affiner les réglages car les conditions climatiques varient beaucoup. Les accidents de ce jeudi matin prouvent bien que l’endroit est dangereux, aussi nous essayons de le rendre plus sûr, mais c’est très difficile et ce ne sera jamais efficace à 100 % ». Une solution fiable qui se fait attendre et qui fait beaucoup jaser les Lacaunais !

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