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La panique s’est emparée de la ville de Compiègne (Oise) pendant plusieurs minutes dans la soirée du jeudi 7 février. À 22 heures, plusieurs habitants de cette ville située au nord de Paris ont entendu un bruit sourd semblable à celui d’une explosion, raconte Franceinfo.

Les habitations ont tremblé

Il n’en fallait pas moins pour que la rumeur d’un grave accident se répande chez les Compiègnois. Et la commune de près de 100 000 habitants ne semble pas être la seule à avoir ressenti le souffle de la détonation. Sur Twitter, une habitante d’Estrées-Saint-Denis, située à 15 kilomètres de Compiègne, affirme que ses « portes et vitres ont tremblé ». De nombreux individus ont d’abord cru à un incident dans une usine chimique située non loin de Compiègne. Les villes de Soissons et de Crépy ont aussi entendu le bruit.

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Des centaines de témoignages ont été postés toute la soirée, alimentant un peu plus les spéculations sur l’origine de la détonation. C’est finalement la préfecture de l’Oise qui, à 22 h 40, a diffusé un communiqué sur sa page Twitter. « Une forte détonation a été entendue dans la partie est de # Oise aux alentours de 21 h 55. Un aéronef militaire a passé le mur du son à cette heure-là » , peut-on lire dans le message. Le préfet invitait dans le même temps les différents témoins à ne pas diffuser de fausses informations.

Opération de routine

L’aéronef en question n’était autre qu’un Rafale, le célèbre avion militaire, fleuron de l’industrie aéronautique française, qui en dépassant la vitesse du son, à savoir soit plus de 1 200 km/h, a déclenché la fameuse détonation. L’avion avait décollé de la base de Saint-Dizier (Haute-Marne) pour effectuer un contrôle dans les airs sur un autre avion qui effectuait un vol entre le Maroc et la Belgique. Aux alentours de 21 h 40, le signal radio de l’appareil a été perdu, obligeant l’armée de l’air à intervenir pour s’assurer qu’aucun danger ne pouvait menacer à la fois la vie des passagers mais aussi les habitations françaises au sol.

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Sur Twitter, dans la matinée du 9 février, l’Armée de l’air a tenu à s’excuser pour la panique provoquée par le Rafale. «  Nous sommes navrés pour ceux qui se sont inquiétés. Votre sécurité nécessite parfois que vos anges gardiens, en alerte H24 et 7/7, franchissent le mur du son. » Elle a ensuite donné plus de précisions sur les circonstances de l’événement. « C’était le cas hier soir, en très haute altitude au-dessus de l’Oise, pour un Rafale de la base aérienne de Saint-Dizier. Il est parti intercepter un aéronef que la perte de contact radio avait rendu douteux » , a poursuivi l’Armée de l’air. Plus de pe ur de que de mal, les habitants de l’Oise sauront maintenant à quoi s’attendre lors d’une prochaine intervention dans les airs.

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