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« Je vous serais reconnaissant de ne pas servir de boissons alcoolisées aux agents de la communauté pendant leurs heures de travail. » Voici, en substance, le message d’un étrange courrier reçu par les débits de boissons du territoire de la communauté de communes du pays de Dol-de-Bretagne et de la baie du Mont-Saint-Michel. Un document qui fait polémique et provoque la colère des agents locaux, souligne Actu.fr.

Ce message trouve son origine dans un véritable problème, selon Denis Rapinel, le maire de Dol et président de la communauté de communes. « Comme de nombreuses institutions, entreprises ou collectivités, la communauté de communes fait face en ce moment à des situations de consommation d’alcool sur le temps du travail. » Pour y faire face, l’institution a donc mis en œuvre différentes actions pour lutter contre cette situation. Mais le courrier ne faisait pas partie de la liste. C’est Louis Leport, vice-président délégué à la gestion des déchets, qui en est à l’initiative et il s’en serait excusé.

« Nous passons pour des feignants et des alcooliques »

Reste que la pilule a du mal à passer chez les agents, comme le note Ouest-France. Pascal confie ainsi : « Cela nous a fait mal, cette histoire aurait dû se traiter en interne. Mais comme cette affaire a été largement diffusée, nous passons pour des feignants et des alcooliques. » L’épouse d’un employé confie à Actu.fr, le désarroi de son époux. « Mon conjoint n’arrête pas de me dire : “Que vont penser les gens  ?” Il fait son travail depuis plusieurs années avec une grande conscience professionnelle. Aujourd’hui, il est blessé par cette lettre. De quel droit une collectivité peut-elle se permettre ce genre de chose  ? »

Les débits de boissons ont, quant à eux, été plutôt surpris et n’entendent pas se mettre à faire la police. « Quand ils viennent chez moi, c’est à la fin de leur service. Ils font ce qu’ils veulent, ça les regarde », insiste ainsi le patron du Broc Café à Roz-Landrieux. Les employés souhaitent désormais rencontrer le président de la communauté de communes pour « dissiper le malaise ».

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